Page 39 - Contes et histoires pour Coline Tom 1 de Flore Bruic-Depès
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Quant  à  Madame  Pluie,  c'était  bien  autre
                  chose:  elle  arrivait  à  l'improviste,  ou  si  elle
                  s'annonçait,  c'était  toujours,    précédée  de  sa
                  cour  de  petits  nuages,  blancs  comme  des
                  moutons, qui envahissaient progressivement le
                  ciel.  Ceux-ci  étaient  suivis  d'une  garde  de
                  grosses  masses  grises  et  souvent  noirâtres
                  comme  la  nuit  :  les  cumulus,  les  stratus,  des
                  barbares...Elle  se  déversait  brusquement
                  comme  si  elle  pleurait.  Grosses  larmes  de
                  femme malheureuse.



                  Parfois,  elle  brandissait  de  grands  arcs
                  étincelants  qui  zébraient  le  ciel  avec  des
                  grondements. Elle devenait orage. Violente et
                  passionnée,  elle  pouvait  détruire  tout  sur  son

                  passage.













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