Page 126 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Nous ne sommes pas les seuls à subir les caprices du temps :
            ailleurs, dans l’ouest c’est la pluie, les bourrasques de vents qui
            emportent tout, la grêle,  les inondations et même dans certains
            villages des mini tornades !

            Les  petits  oiseaux  sont  absents  de  mon  balcons,  les  plus
            imposants font des tentatives de sorties  au-dessus des jardins :
            on ne les entend pas ;


            Le cri déchirant des mouettes reviendra-t-il ? Peut-être que non ;
            si les touristes reviennent sur la plage et leur donnent du pain ou
            autres substances nutritives ; de toute façon, elles peuvent aller
            pêcher : la mer est riche et généreuse ;


            En  d’autres  temps,  lorsque  les  pêcheurs  sillonnaient  la  côte,
            nuits  et  jours,  au-delà  des  barrières  de  rochers,  ils  traînaient
            derrière eux des cohortes d’oiseaux. Ces derniers en profitaient
            pour gober les myriades de lançons, sardines ou autres produits
            marins qui tombaient des filets !

            Cela  me  fait  repenser  aux  vidéos  envoyées  pendant  le
            confinement : celle de la Grande Motte où l’on apercevait des
            dauphins ;  une  autre  concernait  Sète :  on  distinguait  un  petit
            requin au milieu des bateaux dans le port.

            La nature est déboussolée ! En fait, nous avons tellement abusé
            d’elle  que  pendant  ces  derniers  temps,  elle  a  cru  revenir  à  la
            genèse !





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