Page 86 - Les pérégrinations d'une enseignante
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J’aimais beaucoup mon métier. Cependant, dans les der-
niers temps, je consacrais plus de temps à mes loisirs de
peintre.
Les fins de semaines étaient souvent réservées aux ren-
contres artistiques, à des vernissages. J’avais acquis une
certaine routine dans mes préparations de cours. Je
réservais mon temps pour les corrections de travaux.
Quelques collègues me suivaient dans les vernissages et
certains m’achetaient des tableaux.
Hormis les personnes intéressées par ma peinture, j’ai
bien dû me rendre à l’évidence que beaucoup de collè-
gues n’étaient pas intéressés par la peinture, la poésie.
Lors des rencontres dans les salles de professeurs ou à
table dans les réfectoires, ils ne parlaient que de leurs
élèves, des problèmes scolaires…
Lorsque je partis à la retraite ce fut malgré tout à la fois
une délivrance et un déchirement. Je n’avais plus de
responsabilité ni de compte à rendre à des supérieurs.
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