Page 16 - Poésies choisies de Flore Bruic-Depès
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LA MER EST UNE FEMME
La mer paraît si femme et docile aux regards !
Son aspect langoureux se perd dans les prunelles
Des riverains heureux, assis sous les tonnelles
De jardins aux parfums me paraissant ringards.
Ne vous y trompez pas, car, à bien des égards,
Ces diverses odeurs ne sont pas éternelles.
Elles volent aux vents comme des ritournelles
Devant le profil bas des ivrognes hagards.
Les parfums mélangés de poisson, de myrtille,
De thym, de crustacés qu’un promeneur titille
Donnent à ce plan d’eau son charme curieux.
La grève est sous les pas, telle une fumerolle.
Rien, ailleurs, n’est pareil, aussi mystérieux.
La mer chante à jamais sa tendre barcarolle.
Accessit sonnet
Concours Lespignan 2004
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