Page 5 - Poésies choisies de Flore Bruic-Depès
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LE CERF-VOLANT



                Je marchais lentement, sans chercher à comprendre,
                      Sur la plage déserte en ces temps reculés.
                     Le crachin et l’embrun, amoureux emmêlés
                  Rejetaient sur mes yeux, un voile doux et tendre.



                   Le vent frais de noroit, désirant me surprendre,
                     Se mit à souffler fort, en de longs déboulés.
                   Je tournais mon regard vers les monts profilés :
                   Je vis un coin de ciel, brusquement se détendre.



                      Tel un fragile esquif, de toile et de roseau,
                    Un petit cerf-volant planait comme un oiseau,
                    Conduit par un humain, sifflant sa ritournelle.



                       Le pittoresque objet m’invitait à partir.
                      Son vol majestueux, captivait ma prunelle
                     Tandis qu’un goéland, cherchait à l’investir.










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                                                  Concours Boujan/liron 2006
                                                Accessit concours Montélimar






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