Page 9 - Poésies choisies de Flore Bruic-Depès
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APRÈS L’ÉTÉ
Tout l’été, la villa
Riait jusqu’aux éclats :
Les portes entrouvertes
Répondaient aux fenêtres
Dans un grand courant d’air.
Les amis, les parents,
Parfois des pique-assiettes,
Intrus ou bien passants,
Partageaient quelque fête.
Mais de nombreux repas
Furent des champs d’amour.
Les murs vibraient de sons,
De claquements de voix ;
Et l’on vit chaque jour,
Quelque tête nouvelle
A notre grande joie.
Mais voici que l’été
Prend un air de tristesse :
La villa s’est vidée
Comme un abcès trop mûr.
Même le chat est mort !
Un silence sordide
Se pose sur les bords
Des fenêtres croisées.
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