Page 44 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Réflexions




            Nos parents, nos grands-parents ont aussi connu le confinement,
            auquel  s’ajoutait  le  rationnement,  pendant  les  guerres  du
            XXème siècle. Ils n’avaient pas la chance  d’avoir la télévision,
            le téléphone portable qui maintient le contact entre les personnes
            éloignées, dispersées aux quatre coins de la France et parfois de
            l’étranger.  Chacun  de  nous  doit  se  persuader  que  nous  ne
            sommes  pas  si  mal    et  qu’il  faut  accepter  cette  situation
            provisoire ; songer que bien des gens ne connaitrons pas l’issue
            heureuse que nous espérons car ils ont déjà rejoint les ténèbres
            dans des conditions terribles surtout pour ceux qui restent.


            Cette pandémie nous promet des heures grises. Pourtant, depuis
            la  fin  de  la  dernière  guerre  on  a  connu  au  moins  deux
            pandémies.

            Celles dont je me souviens  c’est celle de la grippe espagnole
            qui a tué mon grand- père en 1949 : nous habitions la villa  où je
            vis ; ma mère traversait le passage entre les habitations,   pour
            aller soigner ses beaux-parents qui habitaient la villa d’à côté et
            qui n’est plus à nous. Ma grand-mère s’en est sortie mais pas
            son époux, plus âgé.








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