Page 47 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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C’est le week- end de Rameau. Il fait très beau
Le ciel est la mer rivalisent de bleus et c’est vraiment sublime!
Je suis allée faire un grand tour mais sans trop m’éloigner. J’ai
croisé quelque personnes : la plupart d’entre-elles baissaient la
tête à mon approche ; heureusement j’ai eu quelques sourires. Je
me suis assise sur un petit muret qui borde la plage et je me suis
mise à rêver.
Je me disais que les poissons, dans l’eau, devaient faire la fête :
aucun pécheur pour les surprendre et les accrocher à l’horreur
d’hameçon, aucun vacancier : la paix quoi !
J’ai imaginé aussi que les algues au fond de l’eau, doivent
danser, s’étirer à leur aise au milieu des remous. L’eau est claire
non polluée par le mazout : aucun bateau de pécheur, aucun
voilier, et, à l’horizon, aucun cargo transportant des
marchandises depuis le port de Sète.
Il parait que l’air des villes est moins chargé de produits
toxiques ; beaucoup de véhicules restent à la maison, dans le
garage ou devant la porte. Peut-on s’en étonner ?
J’ai pris quelques photographies de cet environnement que je
côtoie chaque jour.
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