Page 53 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Après le repas, sur le balcon, je me suis attardée pour profiter un
moment des bienfaits de l’astre de vie. Comme le soleil
commençait à disparaître derrière les bâtiments et que l’air
fraîchissait, je suis rentrée dans l’appartement et me suis affalée
sur le canapé ; mon regard s’est porté sur les toits où se tiennent
habituellement les mouettes et je fus surprise d’apercevoir
une rangée de gros oiseaux noirs ; J’ai pensé de suite qu’il
s’agissait de cormorans (ces derniers viennent quelquefois se
poster, par milliers, sur les rochers d’où ils chassent les
mouettes). Non, je me suis vite aperçue qu’il s’agissait de gros
pigeons lorsqu’ils se sont envolés pour aller grappiller je ne sais
quoi dans les allées du jardin de la résidence.
J’ai très envie d’aller marcher dans l’eau mais voilà : c’est
interdit !
C’est décidé, je n’irai pas me baigner mais j’irai encore marcher.
Prenant le chemin inverse du matin, j’ai encore longé la plage en
direction du port. Il faut que je sois raisonnable : je n’irai pas
jusque-là. En revenant par l’avenue de l’évêché de Maguelone,
j’ai remarqué le vide qui s’étirait au-delà et en deçà de ma
personne : où que je tourne mes regards, il n’y a pas un seul
passant, pas même un chat, aucun véhicule : j’ai pris encore
quelques photos pour fixer ce moment.
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