Page 57 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Lundi 6 Avril : vingt et unième jour de confinement.
Je profite de mon petit déjeuner pour mettre les informations : il
est déjà tard mais j’ai l’occasion d’entrevoir les rues de Paris
envahies par des promeneurs, des gens qui vont faire les
courses. La plupart n’ont même pas de masque ! A cause de ces
gens nous risquons d’être confinés plus longtemps.
Le français est reconnu comme indiscipliné. Ça n’est pas le cas
de tout le monde mais ceux qui ne respectent pas sont punis en
payant des amendes de plus en plus importantes et certains
risquent même la prison après trop d’abus.
Aujourd’hui c’est décidé je ne sortirai pas : je n’ai plus qu’une
autorisation vierge ; il faudrait que j’en imprime d’autres ou que
je télécharge le document sur mon téléphone.
J’ai contacté la spécialiste de la circulation sanguine pour
l’avertir que je ne viendrais pas mardi à son cabinet : j’ai cédé
aux instances de mes enfants
Je n’ai pas eu la praticienne dans un premier temps et j’ai laissé
un message.
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