Page 65 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Je suis rentrée et j’ai commencé un dessin qui va devenir
demain une aquarelle que j’espère réussir. Abandonnant
provisoirement ma peinture sur toile j’ai envie de faire le
portait du professeur Raoult
A vingt heures, comme à l’accoutumée nous avons applaudi les
soignants avec forces casseroles et cris venant de partout.
La journée de ce samedi ressemble à celle d’hier à deux
exceptions près : je suis restée totalement confinée ; je n’ai pas
quitté l’appartement et j’ai consacré mon après-midi à élaborer
mon aquarelle.
Le premier essai n’était pas très réussi : c’était lui sans être lui
aux dires de ma fille à laquelle j’avais envoyé la photo.
J’ai dû recommencer : je travaillais d’après des photos que
j’avais prises à partir de l’écran de la télévision. Pour rendre
vivant le personnage, il faut trouver l’expression dans le regard
et le trait de la bouche, sans décalquer…. On appelle cela le
ressenti ! Pour moi, il est préférable de travailler sur le vif, ce
que j’ai souvent fait autrefois..
Dans ce cas précis, c’était impossible !
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