Page 72 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Il parait que les policiers contrôlent les villas fermées
régulièrement : s’ils trouvent une villa ouverte, ils viennent voir
de plus près.
Les commerces ne sont pas ouverts à part les deux grandes
surfaces. A moment donné, au tout début du confinement des
personnes sont venues de loin et même de bordeaux et ont
dévalisé les magasins : ce qui a causé quelques confusions chez
les autochtones.
La pharmacie a fait le choix de faire venir ses clients non pas à
l’intérieur des locaux ouverts habituellement au public : les
clients téléphonent et sont servis à l’extérieur au travers d’un
guichet habituellement réservé aux livreurs.
J’ai répondu à ma voisine que, pour ma part, j’allais à la
pharmacie sans problèmes. Il fallait simplement être masqué et
respecter la distanciation, en suivant des marquages au sol. Il y
a un cordon sanitaire à proximité des caisses. Il faut faire des
contorsions pour donner les ordonnances et cartes vitales, payer
et retirer les médicaments.
Avant d’interrompre la communication, j’ai demandé à ma
voisine de bien vouloir « dé confiner » mes plantes qui doivent
souffrir de la chaleur dans la véranda ! A cette époque de
l’année je les ai, déjà, déplacées sur les marches de l’escalier.
Le confinement n’était pas prévu lorsque je suis venue voter en
mars sans savoir que je ne pourrai pas revenir de sitôt.
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