Page 13 - Contes et histoires pour Coline Tom 4 de Flore Bruic-Depès
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Elle resta là à observer le couple d’humains : ils étaient con-
            fortablement installés dans des fauteuils de jardin et devant
            eux se dressait deux petites tables chargés d’objets et de vic-
            tuailles.

            Tout était gigantesque pour elle : le mobilier, les humains. Elle
            distingua un homme et une femme car elle savait les reconnaî-
            tre : elle avait suivi des cours de formation pour être fourmi
            inspectrice de lieux chargés de nourriture pour la collectivité.
            Elle savait que ces êtres sont dangereux et qu’il fallait s’en
            éloigner  au  plus  vite  afin  de  ne  pas  être  surprise  et  mourir
            écrasée.


            Les humains parlaient et riaient. Elle ne comprenait rien à leur
            langage.


            Affalés sur leur siège, ils buvaient des liquides nauséabonds et
            mangeaient du pain, du fromage, des olives, des cacahuètes,
            des cuisses de poulets.


            Elle  connaissait  bien  tous  ces  mets  pour  en  avoir  entendu
            parler par les anciennes. Chaque fois que des équipes rame-
            naient des miettes de ces ingrédients, elles étaient transformées
            et mêlées aux pucerons dont elles étaient friandes, et mises de
            côté pour la survie de la colonie pendant l’hiver.
            Les  humains  faisaient  tomber  des  miettes,  éparpillaient  les
            noyaux d’olives qu’ils lançaient de temps à autre dans l’herbe,
            au-delà de la balustrade : une aubaine pour la colonie !














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