Page 17 - Contes et histoires pour Coline Tom 4 de Flore Bruic-Depès
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Les fourmis laborieuses n’arrêtaient pas de se déplacer. Certai-
            nes d’entre-elles allaient d’un groupe à un autre comme si elles
            étaient des chefs.

            C’était sans doute vrai : la femme en était persuadée !
            A la fin, il y avait des centaines de fourmis sur la terrasse.
            Moya sursauta lorsqu’elle entendit une grosse voix excédée :

            -   « Tu vas voir ! Je vais mettre un coup de bombe sur tous ces
            tas ! Ça va les calmer ! »

            Elle comprit très vite que la colonie était en danger lorsqu’elle
            vit le géant se lever et partir vers l’entrée de la maison. Elle
            courut aussi vite qu’elle put prévenir celles qui émergeaient de
            la fourmilière. En chemin, elle croisa Myna et la prévint de
            rentrer au plus vite. Myna se transporta auprès de quelques
            groupes afin qu’ils abandonnent leur fardeau et regagnent les
            couloirs d’accès les plus proches :

            -   «  Passez vite le message, c’est la guerre ! »


            Elle n’avait plus le temps de regagner le trou principal et eut
            l’idée de s’éloigner vers le pot de fleurs qui lui avait servi de
            tour de guet. Elle grimpait derrière une tige lorsque l’homme
            surgit Il était temps ! Le géant ouvrit une bombe et vaporisa
            méthodiquement tout le sol devant lui. Les centaines de four-
            mis qui n’avaient pas eu le temps de quitter les lieux ou qui
            voulaient à tout prix emporter leurs miettes, furent figées sur
            place.












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