Page 7 - Les pérégrinations d'une enseignante
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Le pays me paraissait triste. Le temps était gris. Il faisait
            plus froid qu’à Bordeaux ; la neige avait déjà envahi la
            campagne. Il est vrai que nous étions en novembre. Je

            remarquais des myriades de corbeaux : ça ne me parais-
            sait pas de bon augure. Plus tard, quand je racontais cela

            à ma mère, elle m’avait ri au nez en me faisant remar-
            quer  que  les  corbeaux  étaient  aussi  à  Lacanau.  J’étais

            vraiment  peu  observatrice  avant.  Sans  doute  que  ma
            nouvelle situation me faisait mieux prendre conscience

            des choses qui m’entouraient.



            Nous arrivâmes ainsi au petit village de Larchamp, sis au
            cœur du bocage normand. Plus précisément, il était situé

            en Basse Normandie et dans l’arrondissement d’Argen-
            tan.  Ses habitants s’appelaient  et s’appellent toujours,

            du moins, je le suppose : larchampois et larchampoises.
            A l’époque, l’unique épicerie était en bordure de la route

            principale,  pas  très  loin  de  l’école.  Depuis,  tout  a  dû
            changer, là, comme ailleurs !















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