Page 35 - Poésies choisies de Flore Bruic-Depès
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HOMMAGE À UN POÈTE GIRONDIN
Il a de son talent que je trouve admirable,
- Digne d’un girondin -,
Su partager l’humeur d’un ton presque anodin
Qui me semble honorable.
Le temps fuit devant lui, toujours inexorable :
Jadis, en son jardin,
Il cultivait la rose auprès d’un vieux rondin
Posé contre un érable.
Aujourd’hui, son lyrisme, lu sur un ton badin,
Me paraît mémorable
Et digne à tous égards, de son fief citadin.
Suis-je un peu misérable ?
Je veux taire son nom, étant un peu gredin
Et mon choix, préférable !
Sonnet Lozérien
Mention Nîmes
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