Page 36 - Poésies choisies de Flore Bruic-Depès
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DANSONS JUSQU’À LA NUIT



                      Le poète amoureux, murmure à son idole
                    Des rimes, dont lui seul en connaît les secrets,
                      Où son cœur en émoi danse la farandole :



                  « J’aimerais que ce chant, aux rythmes indiscrets
                 Te dises – Ô combien ! – mon esprit t’accompagne
                   Espérant que demain nos désirs soient concrets.



                   Le sort ne voulait pas que tu sois ma compagne
                      Mais le rêve est éclos pour une éternité.
                   Buvons, pour le fêter, la coupe de champagne.




                      Dansons, jusqu’à la nuit  notre complicité
                      Sur les airs langoureux de la folle jeunesse
                        En sauvant de l’amour, sa légitimité.



                     A l’heure des adieux, avec quelque finesse,
                      Le ciel nous retiendra ci-devant l’éternel.
                  Acceptons tous les deux que le bonheur renaisse.



                    Et nous partagerons ce moment solennel !  »




                                              Terza rima 1  Prix Genève 2004
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