Page 37 - Poésies choisies de Flore Bruic-Depès
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L’ALEXANDRE
Certains jours de bonheur, la piste forestière,
Me conduit lentement vers ce coin de forêt
Où se cache, à coup sûr, une vieille chaumière,
Vestige d’autrefois, ce qui fait son attrait.
Le gardien de ces lieux, des arbres, du gibier,
Vivait en harmonie avec Dame Nature.
Sur les vieux murs blanchis aux fenêtres sans vitre,
Aux portes défoncées ou privées d’armature
Des passants ont inscrits des formes et des signes.
J’y vois comme un déclin, en serai-je l’arbitre ?
Non, mes amis sont là : des arbres centenaires,
Ces platanes si lourds qui restent encor dignes,
Fidèles et blafards et si protestataires
Que leurs feuillages d’or éclairent le pourtour.
L’Alexandre me plaît,
Je m’y sens souveraine.
Apportons-lui l’amour
Que l’on doit au passé.
Poésie libre
Extrait de « Donnons du talent à la Nature »
Mention Cépal
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