Page 23 - Contes et histoires pour Coline Tom 1 de Flore Bruic-Depès
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Après, ce ne fut plus qu’un jeu : ils se glissèrent
dessous. Ils travaillèrent méthodiquement et avec tant
d’ardeur, qu’elle finit par se dégager : elle palpita
comme une aile de papillon sur le rebord du sous-
main.
- Allez ! lui crièrent les insectes. Tu n’as plus aucune
raison de rester là, à t’ennuyer !
- Mais je ne peux pas. Il me faudrait l’aide du vent.
Les insectes partirent donc à la recherche du vent. Ce
dernier était introuvable.
Il faisait de plus en plus chaud. Le soleil rentrait à
flots. Il inondait de ses rayons brûlants la pauvrette qui
commençait à jaunir.
Quelqu’un entra dans la pièce. Pour une raison que la
feuille ignorait, il tira un peu les volets et ressortit sans
refermer la porte.
Dans la pénombre, un grand courant d’air se produisit
amenant quelque fraîcheur. La petite feuille de papier,
devenue grise dans la demi- obscurité, frissonna.
- C’est le moment d’en profiter, lui souffla une
mouche posée sur le rebord de la fenêtre.
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