Page 110 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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. A peine avais-je fait quelques cinquante mètres que j’ai croisé
des personnes postées sur le chemin, au bas de l’immeuble :
l’une d’entre elles avait un joli perroquet vert
Intriguée je suis restée un petit moment dans l’attente d’entendre
cet oiseau qui, parait-il, tenait de longs discours, hier : je n’ai
pas de chance ; monsieur ne veut pas parler !
Est-ce mon masque qui lui fait peur ??
Je suis bien déçue : de toute ma vie, je n’ai jamais entendu un
perroquet s’exprimer ! (peut-être au cinéma !)
Le temps est contre moi je n’ai droit qu’à une heure de
promenade. Je ne peux pas m’attarder avec cet animal têtu.
Aussi je repars d’un pas alerte jusqu’au bout de l’avenue ; au
retour tout le monde a disparu : c’est l’heure ou les gens sont à
table.
Après de brèves courses à la petite épicerie en bas de
l’immeuble, je rentre déjeuner à mon tour. Entre temps le soleil
a percé le lit de nuages, je peux en profiter. Le repas est
toujours plus agréable lorsque l’on est dehors !
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