Page 113 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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C’est bien la première fois de ma vie que je roule si peu !

            Un peu plus tard, je retrouve mon médecin qui s’extasie sur mon
            attèle.


            Comme nous nous sommes déjà vus lundi, la consultation est
            vite expédiée : nous abordons le sujet pour lequel je suis venue :
            une crise urinaire, insupportable et dérangeante pour qui sait.

            Je  dois  faire  une  analyse  au  laboratoire  et  sans  attendre  les
            résultats, prendre le médicament  prescrit.

             C’était  plutôt  difficile  de  conduire  avec  une  main  droite
            « confinée" à moitié dans une attèle. Avec le bâton de soutien
            qui dépassait de quatre à cinq centimètres,  je n’arrêtais pas de
            déclencher les essuie-glaces ;

            Après l’analyse, je suis passée à la pharmacie pour l’achat d’un
            antibiotique avant de revenir au parking de ma résidence : ouf !
            Il était temps !

            Une petite marche au bord de la mer m’a rassérénée. IL faisait
            tellement beau que cela m’importait plus que mon déjeuner !


            C’est là, que j’ai rencontrée « la furieuse ».

            J’étais  toute  seule :  personne  derrière  moi  ni  devant  moi :  un
            espace vide.

            Soudain, j’aperçois sur un lampadaire une grosse mouette. Son
            œil rond et noir me fascine : elle a l’air énervée.



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