Page 111 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Cet après-midi je reçois un appel téléphonique avec vidéo.

            Ce sont  de vieux amis  qui veulent savoir si je vais bien ! Le fait
            de se voir me parait agréable : j’ai l’impression d’être dans la
            même pièce ! C’est la première fois que cela m’arrive ! Je n’ai
            pas trop l’habitude de ce genre de contact  et je ne pense pas à
            utilises ce moyen de communication. Mes enfants qui sont plus
            au fait de cela,  ne pratiquent pas  avec moi. Peut-être le font-ils
            avec leurs amis ? C’est une question que je devrais leur poser.
            Mais l’essentiel n’est-ce pas de communiquer ? S’apercevoir au
            travers d’un écran n’est pas très important en soi. La parole, les
            mots  d’amour  chuchotés    dans  le  combiné,  rassurent,
            réconfortent  et que sais-je encore ?

            Un  peu plus tard, dans la soirée  c’est mon frère de Bordeaux
            qui m’appelle. Nous parlons du passé, des parents, et souvent,
            de nos frasques d’enfants à Lacanau Océan. A-t-on besoin de se
            voir  pour  évoquer  des  heures  passées,  dépassées,  presque
            oubliées  par  l’un  d’entre  -nous ;  l’autre se  souvient !  N’est-ce
            pas là l’essentiel !














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