Page 2 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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PREFACE

               « Ce  journal  d’une  personne  confinée »  représente  un
            excellent  témoignage  pour  le  futur…  pour  les  générations  qui
            n’auront pas connu cette pandémie.

            J’ai eu plaisir à lire ce livre, qui constitue un travail de mémoire
            pour nos descendants.


            Il nous montre que la vie ne s’arrête pas pour l’homme… même
            s’il est confiné, ni pour la nature, qui poursuit mieux son chant
            à l’abri momentané des pollutions humaines.

            Flore  nous  raconte  sa  vie  quotidienne  et  nous  fait  une  bonne
            description de la situation des confinés, presque jour après jour.

            D’abord,  elle  s’interroge  sur  l’activité  des  oiseaux,  dont  des
            mouettes, en pleine effervescence sur la plage : « Ces bestioles
            sentent-elles  des  odeurs,  des  bruits  qui  m’échappent ? »  Ils
            viennent  simplement  quémander  quelque  nourriture,  ne  la
            trouvant  plus  dans  les  restes  laissés  par  les  pêcheurs  ou  les
            promeneurs.  Parfois  leur  chant s’arrête, perçoivent-ils alors  le
            drame de cette « crise  hors norme » qui voit croître chaque jour
            le nombre de malades et de morts, ou souffrent-ils du manque
            de compagnie humaine ?

            Remplir des autorisations de sortie, confectionner des masques
            pour  ceux  qui  n’en  ont  pas,  applaudir  des  balcons  pour
            encourager les soignants, deviennent notre lot quotidien.







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