Page 7 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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LE CRI DECHIRANT DES MOUETTES

                OU LE JOURNAL D’UNE PERSONNE CONFINEE






            Six jours que je suis là, enfermée dans ma tour, face à la mer. Je
            respecte les consignes imposées par le gouvernement et le corps
            médical.

            Par chance, il fait beau temps. Le soleil est chaud. Il réchauffe
            les vieux os.

            La promenade, en bas, entre la mer et les jardins de la résidence,
            apparait,  au  regard,  quasiment  vide.  Le  ressac  bruyant  et
            constant vient frapper le sable nu, vide de toute présence.

            Egoïstement, je profite de cet ensemble, mer, sable et soleil pour
            rêvasser un peu sur le balcon.

            Les  mouettes  et  les  étourneaux,  alignés  sur  l’avant-toit  d’une
            autre  résidence  qui  se  dresse  sur  ma  gauche,  surveillent  les
            balcons sur lesquels une ou deux personnes prennent leur repas.




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