Page 24 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Je me demande encore à cette heure, pourquoi cette
            transposition. Je pense qu’il y a un lien de cause à effet : Hier
            soir, juste avant de me coucher, j’ai appris, par les médias,  le
            décès d’une jeune fille de  seize ans dans un hôpital de Paris.
            C’était sidérant. Jusqu’ici on ne parlait que des personnes âgées
            trop fragiles pour résister à l’action du virus sur les alvéoles
            pulmonaires. Voici que ce virus s’attaque aussi aux plus jeunes !

            Cette information  a dû me toucher et  j’ai fait un rapprochement
            avec  ma  petite  fille    à  peine  un  peu  plus  âgée.  Voilà  une
            explication plausible à ce rêve cauchemardesque !

            En mettant pieds à terre, je n’ai pas résisté à une impulsion, celle
            de  rallumer  la  télévision ;  Monsieur  Bourdin    affirmait  face  à
            son interlocuteur du jour qu’il y avait  un mort toutes les quatre
            minutes.


            Après  la  région  Est,  voici  que  l’Ile  de  France  est  aussi
            gravement  touchée.  Le  mal  évolue  irrémédiablement :  c’est
            comme un tsunami ; une vague infernale, diabolique.


            Un premier train,  équipé médicalement a quitté Strasbourg pour
            rejoindre, via Paris,  la région Ouest Rennes, Nantes et toutes les
            grandes villes à proximité.











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