Page 23 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Onzième jour de confinement




            Nous  sommes  jeudi.  Le ciel  essaye  de percer  les  gros  nuages
            gris qui se sont accumulés  au-dessus de l’eau. Depuis hier, les
            vagues ont disparu : tout est plat et d’un gris métallique ; c’est
            assez  magique,  ces  changements  de  la  Nature.  On  dirait  que
            cette dernière reprend ses droits,  chaque jour un peu plus.

            J’ai passé une mauvaise nuit, avec une petite toux qui vient de
            l’estomac. J’espère que ça n’est pas ce covjd 19 ! Personne pour
            me rassurer ou m’alarmer un peu plus. Je dois m’assumer, me
            contrôler et faire comme si !

            Seul  mon  thermomètre    électronique  que  j’avais  acheté  à  la
            pharmacie  de  Lacanau,  le  jour  des  élections,    me  renseigne
            chaque jour et me rassure un peu.

            De  même,  je  prends  ma  tension  après  le  petit  déjeuner.  Ces
            moyens médicaux font partie de mes bouées  de sauvetage avec
            mes gymnastiques physiques et mentales !

            Je me suis endormie au petit matin,  le temps de faire un rêve
            étrange qui  pourrait s’apparenter plutôt à un cauchemar : j’étais
            devenue ma petite fille,  et,  comme elle,  je reprenais les études.









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