Page 31 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Je dois m’estimer heureuse car beaucoup sont confinés dans des
zones où il pleut ou dans des appartements en plein centre des
villes.
Des familles précaires sont entassées dans de minuscules
appartements et ceci, jours et nuits puisqu’il n’y a plus d’école,
plus de travail : toutes ces occupations doivent se faire, pour
l’instant, à la maison, en télé travail !
Je sais que l’on n’est jamais content de son sort. Je me dis, par
exemple « je pourrais être confinée à Lacanau et profiter de ma
petite terrasse, couverte de treilles, jardiner un peu et fleurir mes
plates-bandes ». Mais je suis là !
Alors n’y pensons plus !
Au moment des informations régionales de ce dimanche soir
j’ai écouté toutes les « nouvelles » d’un air laconique.
Les actualités sont tristes et pesantes.
Heureusement ‘l’inspecteur Barnaby me fait oublier, un temps,
toute cette morosité et je peux m’endormir presque
sereinement. Pas tout à fait, car j’ai une crampe douloureuse à la
jambe droite qui m’oblige à porter depuis deux jours des bas de
contention. J’envisage d’aller au cabinet médical demain si mon
médecin consulte mais il faudra que j’appelle le cabinet pour
savoir s’il est là ou si c’est un remplaçant.
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