Page 57 - Dialogue avec Néonne
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Ils  se  joignaient  à  quelques  peintres  canaulais  :  Max,
               Andrée, Gérard, Anne-Marie. »
               J’aimais  lorsque  tu  recevais  tous  ces  gens.  Mes  murs
               embaumaient d’odeurs de cuisine, car avoues-le, sans eux
               tu aurais mangé sur le pouce ! »


            -  « Oui, je l’avoue ! »
               « Au cours de ces journées, je ne vois pas le temps passer.
               Tôt,  le  matin,  je  me  mets  aux  fourneaux,  je  prépare  les
               couverts, les verres, les tasses pour le café de dix-heures.
               J’installe les chevalets que j’ai récupérés dans l’atelier de
               Michel,  les  tables  sur  lesquelles  seront  disposées  les
               natures mortes.
               Les  peintres  arrivent  les  uns  après  les  autres  :  ceux  de
               Bordeaux  s’annoncent  généralement  en  premier  :  Maïté,
               Maggy, Robert, Gégé.
              A midi, nous arrêtons de travailler pour prendre ensemble
               le  déjeuner.  Les  canaulais  arrivent  pour  déguster  le  café
               avec nous. »

            -  « Il y a du monde partout : la véranda se révèle trop petite.
               Certains s’installent à l’intérieur. Je les voyais bien ! »

            -  « Tu t’en souviens aussi ? »


            -  « Bien sûr ! Je me rappelle  qu’à l’époque des beaux-jours,
               lorsque la chaleur commençait à être insupportable, vous
               me délaissiez pour aller au jardin. Je me retrouvais toute
               seule l’espace d’une après-midi. »












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