Page 53 - Dialogue avec Néonne
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-  Peut-être est-ce la faute de l’océan qui gronde si près de
               nous que je ne t’entendais pas !
               Te  souviens-tu  d’une  nuit  particulière.  Nous  sommes  au
               printemps.  Je  crois  percevoir  des  pas,  là-haut,  dans  le
               grenier.  Je  suis  si  effrayée  que  je  me  lève  à  plusieurs
               reprises. Lorsque je suis debout, ces bruits s’arrêtent.
               J’ignore ce que c’est. »

            -  « Peut-être bien ! Tout ce qui se passe entre mes bras, du sol
               au toit, ne m’est pas inconnu. Moi, je savais que les bruits
               de  pas  provenaient  du  sol  du  grenier.  J’apercevais  des
               régiments de loirs qui gambadaient, se battaient et faisaient
               un tel vacarme  qu’ils faussaient ton imagination : ça n’est
               pas étonnant que tu ais entendu des pas aussi lourds que
               ceux de plusieurs hommes ! »

            -  «  Pourquoi  tu  n’as  rien  dit  ou  fait  un  signe  pour  me
               rassurer ? »

            -  « Parce que tu n’étais pas à même de m’entendre ! »


            -  « Heureusement des amis se sont chargés de m’expliquer le
               phénomène dans les jours qui ont suivi. »

            -  « Entends-tu toujours ces bruits ? »

            -  « Non. Je sais pourquoi ! »


            -  « Moi aussi : c’est depuis que tu as fait refaire ma façade et
               remplacer mon chapeau ! »

            -  « Ton chapeau ? »







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