Page 90 - Dialogue avec Néonne
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Elle me salua d’un clin d’œil et je me posais sur le canapé
               en disant :


            -  « Qu’aimerais-tu entendre ? »

            -  « Parle-moi de Coline ! »


            -  « Coline ? Je pense qu’elle subit sans rien dire. Le jour où
               elle réagira, je me demande ce qui se passera… »


            -  « Tu veux mon avis ? Elle se cherche ! Je me rappelle que
               l’année dernière elle voulait toujours jouer avec toi : elle se
               déguisait, voulait faire du spectacle. »


            -  « Oui, j’étais un auditoire de rêve pour elle. Cette année,
               c’est différent. »


            -  «  Je  l’ai  trouvée  tracassière  pendant  ces  deux  jours.
               Ne trouves-tu pas ? »

            -  « A cet âge, on change, on évolue. C’est la première fois
               que je joue au gendarme avec elle. Je n’aime pas beaucoup
               cela ! »

            -  « Je sais, je sais. Je vous ai entendues, mais ça n’est pas bien
               grave  !  Tu  as  fait  des  tiennes  aussi  dans  le  temps.  Elle
               mettait le son très fort à la télévision et sur ton ordinateur :
               cela me dérangeait un peu. C’est une petite pleine de vie ;
               elle  a  besoin  d’être  tempérée.  L’essentiel  c’est  que  vous
               l’aimiez et la vie fera le reste. Crois-moi !
               Quand elle était là, elle cherchait aussi à te faire plaisir et
               quelquefois à se faire pardonner en dressant le couvert pour
               le repas du soir. En faisais-tu autant ? »





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