Page 21 - Les pérégrinations d'une enseignante
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Lorsque  je  repense  à  cette  époque,  je  me  dis  qu’une
            étoile me protégeait.



            J’avais réussi tant bien que mal à sortir de la capitale.
            J’arrivais à Versailles.



            A un carrefour, je  refusais la priorité à droite à un brave

            gars  qui rentrait de vacances avec toute sa famille. Il
            était hors de lui : « Je reviens de vacances au Portugal et

            en arrivant chez moi je me fait rentrer dedans ! »



            C’était un versaillais et j’assumais sa colère que je com-
            prenais. Faire des milliers de kilomètres sans un accro-

            chage et à cinq minutes de chez soi se payer un carton,
            c’était vraiment éprouvant.



            Après les constats qui furent houleux au grand dam de

            mon jeune frère qui se lamentait, nous repartîmes en
            direction de la nationale 10.



            L’aile gauche était complètement enfoncée. Nous étions

            vivants : c’était là l’essentiel !
            A l’époque il n’y avait pas d’autoroute et heureusement
            pour moi, pas trop de voitures.



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