Page 39 - Les pérégrinations d'une enseignante
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Chaque semaine je prenais la route avec quelques collè-
gues qui enseignaient au même endroit. Nous revenions
sur Bordeaux un vendredi sur deux. Cela me permettait
de revoir mon futur mari.
Pendant ces week-ends « bordelais », mes parents ne me
voyaient presque pas.
Il est vrai que je repartais le dimanche en fin d’après-
midi. Nous arrivions tard à Périgueux. Avec une deux-
chevaux, c’était petite vitesse et la route était dangereu-
se, surtout entre Mussidan et Périgueux, avec de nom-
breux virages. Il n’y avait pas encore de voie rapide ! Ces
retours étaient assez pénibles pour moi car mes compa-
gnons de routes, deux femmes et un homme profitaient
du voyage pour dormir en fin de parcours ! j’avais des
difficultés à me concentrer et à rester éveillée après des
journées chargées et des nuits sans sommeil !
Pendant cette longue période de deux ans la vie se dé-
roula normalement, ponctuée par les voyages, les fian-
çailles et six mois plus tard par le mariage.
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