Page 34 - Les pérégrinations d'une enseignante
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Je laissais, sur place, tout mon attirail de cuisine, quel-
ques vêtements d’hiver et mes documents de classe ;
mon ami était chargé de les garder pendant la période
d’été.
Je repartis seule à Bordeaux. Mon ami travaillait dans les
assurances. Il ne bénéficiait pas des mêmes vacances
que moi.
J’avais des ailes. Je me rendais compte que je n’étais
pour l’instant, pas faite pour le mariage.
A Lacanau, je profitais de tous mes amis. Nous passions
nos journées sur la plage à jouer aux cartes ou à bronzer.
Nous sortions le soir. Mes parents étaient rassurés :
j’avais mon frère cadet comme chaperon. Il ne pouvait
rien m’arriver !
Cet été-là, fut déterminant pour moi : sur le plan person-
nel et sur le plan professionnel.
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