Page 66 - Les pérégrinations d'une enseignante
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Les  plus  bavardes,  continuaient  à  échanger  quelques
            mots sur la journée ou sur des évènements qui les con-
            cernaient en commun. Et la nuit apportait son bien-être

            à des mères de famille libérées du mari et des enfants
            mais  prisonnières  de  nouvelles  contraintes  :  celles  du

            métier.



            Quelques  jours  avant  la  fin  du  stage  de  formation,  le
            dortoir était plongé dans la demi- obscurité. Je venais de

            m’endormir. Je sentis sur mon drap quelque chose qui
            passait. Je sursautais. J’aperçus  près de moi, une ombre

            qui, surprise, se recula, souleva le rideau qui fermait le
            box et disparut. Je sautais hors du lit en criant. Tout le

            dortoir  fut  réveillé.  Quelqu’un  se  leva  pour  éclairer  la
            salle. Comme j’étais debout et pas très loin de la porte,

            j’eus le temps d’apercevoir une silhouette vêtue, m’a-t-il
            semblé, d’une veste suédine et d’un pantalon gris ; sa

            tignasse était brune !



            Toutes les femmes étaient levées. Elles s’exclamaient à
            tour de rôle : « on m’a volée ! », « mon sac est vide ! »










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