Page 67 - Les pérégrinations d'une enseignante
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Je passe toutes les récriminations. La plupart des stagiai-
res n’avaient plus leur porte-monnaie. Nous étions deux
à n’a pas avoir souffert du cambriolage. Par mes cris,
j’avais déclenché l’alarme. Tout le monde savait que
j’avais entrevu l’individu.
Nous avons déposé plainte auprès de la direction
d’abord et de la gendarmerie ensuite. Je fus convoquée
comme témoin.
On me harcela jusqu’à ce que je nomme la personne. Ce
que je n’ai jamais fait. Pourtant, j’avais de sérieux dou-
tes : le profil correspondait à un stagiaire. Tous les jours,
lorsque je me trouvais dans son groupe, je l’observais à
la dérobée. Lui, paraissait à l’aise. C’était un gars trapu,
plutôt réservé à l’air taciturne.
Pour la gendarmerie, le voleur était dans l’établisse-
ment. Ce dernier était fermé de toute part chaque soir.
Les stagiaires ne sortaient pas, à ma connaissance, fati-
gués par des journées harassantes. Le stage se poursui-
vit. Il y avait une sorte de malaise installé.
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