Page 72 - Les pérégrinations d'une enseignante
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Entre temps, le collège du Haillan et celui de St Médard
            avaient été construits. Le nombre d’élèves de notre col-
            lège avait fondu. Il était plus facile à gérer. L’une comme

            l’autre était à l’écoute des différents problèmes qui ne
            manquaient pas.

            Notre principale était très posée : elle appréhendait les
            professeurs et les élèves avec  un calme qui m’a toujours

            inspirée.
            La principale adjointe était plus fantaisiste : elle adorait

            les bijoux un peu clinquants et son bureau était encom-
            bré de plusieurs hiboux ; je pense que c’était son animal

            fétiche.  Hormis  ces  détails  qui  pourraient  faire  croire
            qu’elle était superficielle, sa présence dans les couloirs

            amenait le silence et une meilleure tenue des élèves.
            Lorsque  ces  personnes  nous  ont  quittés,  la  première,

            pour prendre une retraite paisible dans son Médoc, la
            deuxième, pour un déplacement dans un autre établisse-

            ment, nous les avons beaucoup regrettées.
            Deux  hommes  sont  venus  les  remplacer  à  la  rentrée

            suivante.  Le  nouveau  principal  était  imposant  par  sa
            taille et se fit craindre pendant quelque temps.

            Le principal adjoint, d’origine Hindoue, était très avenant.







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