Page 18 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Ayant terminé mes emplettes, je suis revenue par le bord de
mer. Personne sur la plage et dans les airs, aucun volatile.
Tout me paraissait étrange, presque irréel. Ces espaces de mer et
de sable vides, cette voie que j’emprunte sans promeneur ou si
peu, un ciel sans nuages mais aussi sans volatiles
Revenue chez moi, J’ai préparé ma « dinette » et j’ai déjeuné au
soleil sur le balcon.
Les oiseaux sont absents des toits des alentours. Sans doute,
n’attendant rien de moi ni des autres habitants de ces lieux
tranquilles, balayés par les rayons chauds, ils ont dû aller plus
loin pour se nourrir au hasard de sacs poubelles éventrés. Seul le
bruit du ressac perce le silence. Quand les oiseaux se taisent
c’est que leurs sens sont en éveil. Sans doute perçoivent-ils des
ondes maléfiques, porteuses de cet étrange virus, aux diamants
acérés ?
Je me demande encore pourquoi, au début du confinement, ils
ont tant crié en volant pendant un long moment au ’dessus des
jardins. Pressentaient-ils le drame que nous vivons et qui
devient chaque jour plus pesant ? J’ai eu la réponse à mon
questionnement un peu plus tard ….
Les nouvelles ne sont pas bonnes :
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