Page 79 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Lundi 20 avril
On est sous l'influence d’une dépression : les pluies sont
abondantes et toutes les miettes que je mets sur le balcon
s’imbibent mais cela ne gêne pas les petits passereaux ! Ils ont
découvert ce petit restaurant depuis quelques temps et n’arrêtent
pas de se poser sur la table ou sur la balustrade et bien sûr, au
sol. Je n’arrive pas à les fixer avec mon objectif : dès qu’ils
m’aperçoivent ils s’envolent ! Je me répète, je pourrais me
répéter chaque jour !
Je désespère d’avoir une photo meilleure que celle prise au
début mais c’est peine perdue !
Ce matin, après avoir reçu l’appel de Jean Paul et d’une amie
peintre, j’ai enfilé mon vêtement à capuche, remis un nouveau
masque et je suis partie faire mon tour un peu plus tôt que
d’habitude : sur mon chemin habituel, j’ai dû rebrousser chemin.
Ce dernier était devenu une voie d’eau sur laquelle mes
chaussures faisaient floc floc ! Je n’en ai pas d’autres ; j’ai
laissé mes bottes à Lacanau.
Pour continuer ma promenade, j’ai choisi un autre itinéraire.
Celui-ci m’a rapprochée du centre.
Comme il n’y avait personne, j’ai enlevé le masque qui
m’empêchait de respirer le bon air pur.
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