Page 83 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Mercredi 22 Avril

            En  me  levant ce matin,  j’ai  su  immédiatement  que  la  journée
            ressemblerait à la précédente !


            Le ciel était complètement obstrué ; la pluie tombait,    drue et
            abondante sur le balcon.

            La mer était agitée et l’horizon, voilé de brume,  était noyé dans
            les flots.

            Je n’ai pas mis le nez dehors de la journée sauf ce soir à vingt
            heures  parce  que  la  pluie  avait  cessé.  Une  journée  sans
            promenade en bord de mer, c’est un matin sans rosée, un jardin
            sans fleurs, un visage sans sourire, un cœur sans amour.

            Heureusement  mes deux petits visiteurs à plumes ont ramené
            des    copains :  mon  balcon  ressemble  à  une  volière  emplie  de
            piaillements : une véritable  fête au milieu de toutes les miettes
            que  j’ai  renouvelées  à  plusieurs  reprises.  On  ne  me  fera  pas
            croire que les oiseaux ne parlent pas entre-deux !

            Aujourd’hui, donc, pas de couture  et pas de promenade ! Que
            faire de toute ma journée ? J’ai terminé le portrait du professeur
            Raoult et j’ai envoyé sur les ondes à quelques personnes pour
            avoir leur avis ; trois m’ont déjà répondu avec des compliments
            que je crois sincères…


            Il me faudrait l’avis de la personne concernée ….




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