Page 89 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Lundi 27 Avril
Le temps est en train de changer
Cela ne m’empêchera pas de sortir !
Par contre je vais varier mon itinéraire par rapport à hier : aller
vers le centre-ville sachant que je vais rencontrer d’avantage de
passants que sur le bord de plage.
Avant de partir, je me décide à envoyer un message à Agnès et à
Coline. Depuis vendredi je n’ai aucune nouvelle ; il me semble
qu’il y a une éternité.
Le confinement, lorsque l’on est seul à tourner en rond, dans un
mini espace, commence à peser.
Lorsque je m’imagine des familles entières confinées dans un
petit espace, je finis par relativiser.
Dehors, il fait bon. J’ai enlevé le masque pour mieux respirer : il
est à portée de main au cas où j’entrerais dans un petit
commerce.
J’évite les passants. Parfois, c’est eux qui font des détours ou
descendent des trottoirs. Beaucoup portent des masques qui leur
mangent le visage. Personne ne connait ou ne reconnait
personne.
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