Page 87 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Dimanche 25 Avril

            Aujourd’hui j’ai décidé, en me levant que je ne sortirai pas. Le
            ciel était trop menaçant.


            Après les émissions religieuses à la télévision, j’ai fini par me
            préparer. Après la douche, j’ai vu que le temps avait changé : le
            soleil illuminait l’espace en face de moi. Je me suis habillée vite
            fait.  J’ai endossé une veste, placé mon masque sur le visage,
            préparé mon attestation pour sortir et je suis allée parcourir la
            voie qui longe la plage jusqu’au bout. Comme l’accès au banc
            était  ouvert,  je  me  suis  assise  quelques  instants.  Au  loin,
            j’apercevais le Mont St Clair qui de découpait nettement sur un
            ciel pur.


            Je suis revenue sur le balcon pour déjeuner ; après, j’ai dormi
            sur  le  canapé,  ce  qui  ne  m’était  pas  arrivé  depuis  longtemps.
            Pourquoi ?

            L’envie de ne rien faire !

            J’ai  passé  le  reste  du  temps  devant  l’ordinateur  à  regarder  la
            messagerie  puis  à  continuer  mon  journal  du  confinement :
            souvent,    j’écris  d’abord  sur    des  feuillets  car  mes  idées  vont
            plus vite que mes doigts sur le clavier. Ensuite je peaufine mon
            texte qui subira, j’en suis certaine,  encore des retouches.








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