Page 86 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Samedi 24 Avril
Hier pendant les applaudissements du vingt heures, on a vu
passer un promeneur, torse nu, en short ou maillot de bain
(difficile à voir de loin) qui longeait l’eau ! Il était donc sur la
plage alors qu’elle est interdite ! Tout le monde ne respecte pas
les consignes…je n’ai pas eu le temps de photographier le
flagrant délit mais je me rattraperai !
Ce matin je suis allée faire mon petit tour : il ne me serait pas
venu à l’idée de mettre un pied sur la plage ! Et pourtant ! C’est
vraiment tentant avec ce beau soleil qui commence à brûler le
visage. Le reste du corps trop habillé n’en ressent pas les
bienfaits ; lorsque je passe devant les immeubles, beaucoup
d’occupants se comportent comme des gens en vacances, torses
nus, en maillots, les habitants se prélassent sur des transats :
quel confinement ! Après tout, ils sont chez eux.
Je n’ai rien à leur envier car, rentrée chez moi je pourrais en
faire autant. Seulement, je n’ai pas de transat ; je n’ose pas
revêtir mon maillot : je trouve que le fond de l’air, sur mon
balcon, est un peu frais.
La mer brille au loin de mille feux, si secrète et de moins en
moins poissonneuse, aux dires de mon voisin.
Hier soir j’ai reçu une vidéo montrant des dauphins dans le
bassin du port de la Grande Mottes ! Surprenant
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