Page 90 - Le cri déchirant des mouettes de Flore Bruic-Depès
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Après la promenade d’une heure réglementaire, munie toujours
de cette attestation qui limite les allées et venues je rentre au
bercail en prenant toutes les précautions sanitaires habituelles.
A propos de l’attestation j’ai trouvé un moyen de ne pas remplir
le formulaire chaque jour avec mon nom et mon adresse, l’heure
et le temps de sortie, son objet : j’ai trouvé un stylo dont l’encre
peut s’effacer ! C’est une aubaine et un gain de temps.
J’ai conservé un exemplaire pour me souvenir et surtout
l’intégrer à mon journal !
Ce soir j’ai un vieux film au programme : « Symphonie pour
un massacre ». Je ne l’ai jamais vu, donc j’ai déjà fait son
choix.
Après le repas et les applaudissements de vingt heures, je me
suis installée pour la soirée.
J’ai pu apprécier des artistes. Des vrais, Les meilleurs !
Ils sont tous morts depuis longtemps mais en les revoyant j’ai pu
apprécier que le cinéma nie la mort.
Les acteurs sont toujours là aussi présents que vous et moi grâce
au cinéma qui a fixé les images pleines de vie et de
mouvements. Cela est vraiment extraordinaire !
Cette nuit, je vais bien dormir !
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