Page 3 - Dialogue avec Néonne
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F lore peintre et poétesse a toujours eu “mille
raisons d’exister”, comme elle l’écrit dans un
poème libre en 1991* : “J’ai trouvé, dans ma vie, mille raisons de
vivre / aussi pour survivre, me suis-je surprise, à vouloir chanter /
à ne plus pleurer / à désirer vivre / et ne plus mourir, sans avoir
souri. Après avoir lu Dialogue avec mon amie Néonne, je pense
qu’elle peut désormais ajouter : “je me suis surprise à me souvenir.”
Ce dialogue singulier avec la maison qui abrita sa vie d’enfant,
de jeune fille et de femme est un procédé littéraire fort
astucieux pour évoquer des souvenirs de son enfance, de sa
jeunesse, de ses grands-parents, parents, de sa petite-fille, de
ses amis peintres, musiciens, sculpteurs, de l’amitié, de l’amour
et de l’attachement qu’ils font naître et croître à moins d’y
prendre garde jusqu’aux larmes des ruptures désirées ou subies.
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