Page 5 - Dialogue avec Néonne
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Dans un ouvrage récent sur l’architecture balnéaire à Lacanau,
sans aucune pudeur et retenue, j’ai parlé de l’attachement
viscéral que j’avais eu pour les maisons qui appartenaient à ma
famille et que les circonstances de la vie obligèrent mes parents
à s’en séparer à tout jamais.
Chère Flore, vous qui vous êtes si ardemment et bénévolement
engagée dans ma manière à moi de glorifier les ans passés, la
vie des anciens et leurs maisons lors des manifestations du
centenaire de Lacanau Océan, Je ne pouvais, donc, me dérober
à une demande de votre part, qui me fait grand honneur.
Celle de préfacer cet opuscule à la gloire d’une des villas, bien
que “sans prétention”, mais si riche de souvenirs de toutes
sortes portant le rire, la fête, la joie, le rêve, la peinture, la
musique, le plaisir, l’amour mais aussi les deuils et les larmes,
hélas !
Certes, cet amour de la chose familiale n’est pas en chacun de
nos concitoyens aussi fort que celui dont vous faîtes ici état,
mais je suis sûr qu’il touchera bien de vos lecteurs, et surtout
chaque Canaulais au plus profond de son cœur.
René Magnon
* Flore Bruic-Depès. Poésies choisies. Pêle-mêle, p. 28-29. 2014
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