Page 7 - Dialogue avec Néonne
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C'est une réalité : quand vous la connaîtrez, vous pourrez la
            contempler,  la  toucher,  la  photographier  si  telles  sont  vos
            envies.
            Peut-être,  la  trouverez-vous  moins  belle  que  ses  voisines  ?
            Cela n'a aucune importance. Pour moi, elle a du caractère : elle
            est chargée d'ondes tellement puissantes, que, même après ma
            mort, elles seront encore là.

            Néonne est née en 1929, voie 46 - devenue rue Jean Michel -
            sur un terrain détaché d'une plus grande pièce dite " Dune de
            la  Gringue",  qui  appartenait  à  la  fondatrice  de  la  station
            balnéaire, la Société Immobilière de Lacanau et du chemin de
            fer de Lacanau à l'Océan, avant sa vente à mon grand-père
            Léon Depès.
            Néonne  fit  donc  son  apparition  sur  ces  terres  du  "bout  du
            Monde",  bien  avant  ma  naissance.  Mes  parents  ne  se
            connaissaient même pas !
            Mon  père  avait  dû,  pour  des  raisons  graves  de  santé,
            abandonner  ses  études  au  collège  de  Cadillac.  Ses  parents
            décidèrent  pour  lui  d'un  apprentissage  en  menuiserie  -
            ébénisterie.


            Pour se faire, mon grand-père acquiert deux parcelles de terre
            auprès de la Société "Venderesse" dont j'ai parlée plus haut.


            Sur l'une, il fit construire une petite maisonnette attenante à
            une autre appartenant à un certain Monsieur Seiler, l'actuelle
            villa  Jacky.  Néonne  fut  aménagée  en  atelier  du  bois  avec
            toutes les machines posées sur socle en ciment; tandis que sa
            voisine devenait un atelier de mécanique.
            Un peu plus tard, en 1931, mes grands-parents firent bâtir sur
            le  deuxième  lot  une  plus  grande  maison  qu'ils  habitèrent
            jusqu'en  1949  :  c'est  la  Villa  Marguerite.  Nous  reparlerons
            d'elle. Revenons, si vous le voulez bien à ma chère Néonne.




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