Page 38 - Dialogue avec Néonne
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La fête dure jusqu’à une heure très avancée de la nuit. Nous
               ne dérangions personne. »


            -  « Évidemment ! vous étiez seuls dans le quartier, à cette
               époque de l’année ! »


            -  « Quelques années plus tard, nous avons refait une soirée
               similaire. D’autres convives y participent, car nous sommes
               en  été.  Nous  occupons  la  nouvelle  véranda.  Yvonne  du
               Tarn  est  là  parmi  nous,  et  certainement  d’autres  amis,
               vacanciers des beaux jours.
               Michel  a  ressorti  toutes  ses  perruques  :  blondes,  brunes,
               artificielles de couleurs, longues et courtes. Les musiciens
               s’affublent de ces belles crinières que l’on se passe d’une
               tête à l’autre avec de grands éclats de rires.
               Yvonne,  comme  chaque  été,  se  met  au  piano  aussi  faux
               qu’une vieille casserole. C’est le mien depuis mon enfance
               et j’y tiens beaucoup. Il fait partie des meubles. Sous les
               doigts agiles et experts de notre amie il revit un peu ; à notre
               grande joie ! »


            -  « Ah je me souviens : j’en ai vu de toutes les couleurs ! »

            -  «  Il  m’arrive  de  feuilleter  les  albums  de  photos  de  ces
               soirées: c’est un peu grotesque mais cela me fait sourire… »

            -  « A moi aussi ! je regarde par-dessus ton épaule ! »
















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