Page 41 - Dialogue avec Néonne
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- « C’est un bien triste souvenir pour moi qui m’a traumatisée
pendant quelques temps : heureusement à cette époque je
travaille beaucoup et mes occupations diverses
m’empêchent de trop y penser.
Cet événement eut lieu bien des années plus tard, la veille
d’une rentrée scolaire.
Nous nous apprêtons à quitter la villa. Je place tous les sacs
de voyage dans la camionnette de Michel, garée dans le
passage. Dans un des sacs, se trouve la pochette contenant
tous mes bijoux, parmi lesquels, le fameux sautoir.
Ma mère était décédée depuis le mois de juillet.
A cause de cela, j’avais exceptionnellement, transporté
pour les vacances, cette petite pochette. Je n’avais pas
voulu la laisser dans la maison de Bordeaux, par crainte des
voleurs ! Je t’en reparlerai plus tard. »
- « Pourquoi tu me parles tout à coup du décès de ta mère ? »
- « Parce qu’il est directement associé à ce triste événement :
avant sa mort, lorsque je partais en voyage ou à Lacanau, je
lui confiais toujours mes bijoux qu’elle cachait dans un coin
de sa cave ! »
- « C’était une drôle d’idée ! »
- « Peut-être ! Mais cela m’arrangeait bien et me donnait une
tranquillité d’esprit.
Si tu le veux bien, je poursuis cette histoire de vol.
Nous allons partir, lorsque ma fille cadette, Agnès, et son
futur mari, décidés à passer quelques jours avec toi, nous
proposent un café… Nous nous installons dans la nouvelle
véranda.
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