Page 37 - Dialogue avec Néonne
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-  « Tu ne sais pas dire non et malgré la petitesse de la salle,
               tu  as  reçu  tout  ce  monde  !  Au  moins  une  vingtaine  de
               personnes ! »

            -  « Nous partageons le repas de l’amitié, les meilleurs vins
               coulent dans les verres en cartons. Pour me simplifier la
               tâche on me dispense de sortir la vaisselle et mes verres à
               pied ! »

            -  «  Encore  heureux  !  Tu  prêtais  le  lieu  :  c’était  déjà
               beaucoup ! »

            -  « Tu résonnes de rires et de conversations joyeuses. C’est
               la fête pour toi aussi, jusque dans la rue Jean Michel ! Nous
               sommes au printemps et chacun se croit en été…

            -  Vers la fin du repas, le joueur de flûte traversière sort pour
               aller  chercher  son  instrument  dans  la  camionnette  garée
               dans  la  rue.  Il  a  pourtant  joué  pendant  une  deux  bonnes
               heures  à la salle Lescoure ; il est fatigué, mais ici, il n’est
               plus  en  représentation.  Il  joue  pour  lui  et  pour  nous.
               Néonne, c’est un bonheur ! T’en souviens-tu ?
               Le joueur de bandoléon, les guitaristes, l’accordéoniste, le
               flutiste, prennent tour à tour la relève.
               À la fin, tous jouent. Nous chantons en français, certains en
               patois gascon.

               Notre voisin, Bruno, ancien batteur, fait l’accompagnement
               à  l’aide  de  vieilles  cuillères  en  étain  que  j’ai  conservées
               depuis,  dans  le  petit  argentier  où  trônent  tous  les  petits
               objets  souvenirs.  Je  touche  parfois  ceux-ci  pour  me
               souvenir de tous les absents auxquels ils sont reliés…







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