Page 48 - Dialogue avec Néonne
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- « D’autant plus que tout le monde t’aide bien : en particulier
ton amie Nicole de Lacanau. Avec elle, maintenant, je sais
que vous parlez souvent de moi. Les jours où elle vient ici,
je l’entends te dire « Te souviens-tu des instants si
nombreux où je suis venue ? » et toi de répondre « si je
m’en souviens ! c’était la belle époque. »
Revenons à notre véranda. Tu en as passé du temps avant
qu’elle ne devienne presque parfaite ! »
- « Oui. C’était après le décès de Michel.
Je suis venue vivre ici à temps plein, toute l’année. C’était
dur au-début. Grâce à toi, j’ai pu surmonter toutes les
épreuves. Maintenant, chaque soir, tu m’écoutes et je vide
mon cœur. Lorsque je me couche, j’ai peur car il n’y a
personne autour de moi. Mes enfants, mon frère sont trop
loin. Ma rue est presque déserte : un seul voisin habite en
face et me surprend au petit matin en train de travailler. »
- « Cela est bien vrai : tu te levais très tôt : le voisin et
moi-même peuvent en témoigner ! Juchée sur ton échelle,
tu as commencé par repeindre les tapisseries, les murs de la
cuisine. Cela ne te suffisait pas : il a fallu que tu doubles les
murs de la véranda ! »
- « Heureusement, des personnes sont venues m’aider et
m’encourager ! »
- « J’ai vu un homme à tout faire qui t’a aidée à doubler les
murs. »
- « Il n’a pas fait que cela. Je lui ai demandé de transformer
la petite cuisine en bas : c’était beaucoup de travail.
Ma grande amie Nicole de Bordeaux me l’avait indiqué. »
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